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Les conseils pratiques de Maya

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Conseil n° 1: A la Sainte Catherine, plantez haies, arbres & arbustes mellifères


La période de la Sainte-Catherine est la plus appropriée pour planter la plupart des espèces, et ce jusqu’à la fin février. Choisissez de préférence des petits plants à racines nues. Plantés avant les grands gels, ils auront largement le temps de « faire leur trou » et de développer leurs nouvelles radicelles durant la morne saison. Ils seront ainsi bien adaptés quand surviendront les premières chaleurs et la sécheresse.


Le choix des espèces

Pour favoriser les insectes butineurs, plantez de préférence des espèces qui leur fournissent nectar ou pollen, le nectar étant le jus sucré produit par les fleurs pour attirer les insectes, le pollen étant la poussière fécondatrice des fleurs, l’élément mâle transporté par les abeilles d’une fleur à l’autre).

Evitez les plantes dont les fleurs sont trop différentes de la forme originale : fleurs doubles, fleurs modifiées. Souvent, cet aspect décoratif particulier a été obtenu en modifiant génétiquement certaines parties de la fleur, ce qui les rend inintéressantes pour les butineuses même si l’espèce-type peut être très attrayante.

Dans nos villages, les fleurs sont heureusement encore assez abondantes de mi-avril à la fin mai. Mais il y a fort souvent pénurie en dehors de cette période. Dans votre choix d’espèces, il est bon de favoriser celles qui fleurissent du 1er février au 15 avril, et du 1er juin à la fin octobre.

Choisissez des variétés résistantes, bien adaptées à notre climat, mais aussi au microclimat et au sol de votre jardin. Rien ne sert de planter une variété qui aime l’ombre en plein soleil, ou une autre qui exige un sol bien drainé dans un fond argileux humide. Renseignez-vous donc sur les exigences des plantes que vous accueillerez dans votre jardin.

Enfin,  la plupart des ces arbres et arbustes mellifères ou pollinifères donnent également des fruits très appréciés des oiseaux. Certains donnent même des fruits comestibles à consommer crus, ou à préparer en compote, gelée ou même en vin de fruits !

Comme vous le voyez, ces conseils de simple bon sens non seulement favorisent les insectes butineurs et l’environnement en général, mais en plus ils vous procureront un jardin agréable en toute saison sans exiger d’efforts excessifs.


La haie libre

Pour former une haie libre, il faut planter les espèces en quinconce sur 2 rangs espacés d’un mètre ; peu taillée, une telle haie prendra donc 3 à 4 mètres de large. On peut alterner des espèces à feuillage caduque avec d’autres à feuillage persistant ou marcescent pour obtenir une discrétion en toute saison. Plantez la, selon la loi, à au moins 2 mètres des limites de propriété mais vu l’espace qu’elle peut prendre, prévoyez davantage.
 


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Conseil n° 2 : Au jardin d’agrément, renoncez à  tous les produits chimiques

 

L’utilisation de pesticides et d’engrais chimiques dans nos jardins d’agrément et nos espaces publics a pour principal objectif de rendre notre environnement conforme à certaines modes ou règles esthétiques arbitraires. Pour redécouvrir la beauté de la nature vivante et sauvage et abandonner toute utilisation de produits chimiques à seule fin d’esthétique, tentons une expérience.

Un parterre de rosiers à la mode

Les parterres de rosiers tous de même variété, ont besoin, pour être mis en évidence, d’ être cultivés sur un sol nu, biné et débarrassé de toute herbe jugée indésirable.

Cela mène à une monoculture où les rosiers pousseront en fait dans des conditions défavorables et ils seront fréquemment envahis de chenilles ou de pucerons attirés par l’abondance de nourriture facile, ou la maladie de la tache noire transformera les plants en branches mortes.

Bien souvent alors, un attirail de produits chimiques est appelé à la rescousse: insecticides, fongicides et herbicides de pré-émergence pour réduire le travail de binage et de désherbage.


Des rosiers dans un petit morceau de nature

Pourtant, il y a une solution simple : choisissez plutôt une douzaine de rosiers mais de  variétés et de familles botaniques différentes, bien adaptées à leur futur environnement.

Plantez-les à bonne distance et piquez, entre les rosiers, des bulbes printaniers et des plantes vivaces non envahissantes, comme le géranium maccrorhizum, la primevère ou le thym afin que le sol reste bien couvert en toute saison. L’association des plantes et de leurs odeurs déroute les insectes. Le milieu devient moins favorable à la prolifération des champignons et moisissures responsables de la tâche noire et de l’oïdium. Le sol devenu plus meuble devient alors favorable à la croissance des plantes.

Si des pucerons ou des chenilles venaient à envahir l’un ou l’autre plant, résistez à l’envie de les éliminer sans tarder ! Admirez plutôt les coccinelles et les mésanges qui viennent s’en faire un festin.

Si certains de vos rosiers ne résistent pas du tout et s’étiolent, arrachez et brûlez le rosier le plus atteint. Souvent, l’état de santé de ses voisins s’améliorera car c’était celui-là qui les contaminait. Et à l’automne suivant, bouturez les rosiers les plus résistants pour reconstituer votre parterre sans frais.

Ce parterre de rosiers n’est bien sûr qu’un exemple. L’essentiel est de renoncer à toute utilisation de produits chimiques, tout en conservant un jardin agréable.


Faire évoluer son sens de l’esthétique

Tous ceux qui ont tenté l’expérience d’un jardin naturel en témoigneront: dans les premiers temps, cela peut sembler difficile de voir ses plantes attaquées par les prédateurs et les maladies sans intervenir ou vos allées envahies de végétation. Mais si vous tenez bon, au bout d’un an, votre sens de l’esthétique horticole aura évolué et vous apprécierez autrement les jardins où la nature peut s’épanouir harmonieusement.
 


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Conseil n°3: A la Saint-Jean*, préservez les fleurs en taillant et en tondant à bon escient

*St Jean : 24 juin

 

La haie

Le troène (ligustrum), arbuste couramment utilisé pour former des haies, produit en juillet des petites fleurs blanches, peu spectaculaires mais très odorantes, abondamment visitées par les abeilles, bientôt suivies de petites baies noires appréciées des oiseaux. Si on le taille en juin ou début juillet, avant de partir en vacances, il ne produira rien du tout ! Attendons plutôt le mois de septembre pour le tailler. Durant deux ou trois mois, la haie pourra vous sembler un peu hirsute, mais vous verrez que cet aspect plus spontané du jardin, avec son cortège d’insectes et d’oiseaux, vous plaira de plus en plus.

D’autres arbustes mellifères produisent également des fleurs souvent négligées mais très utiles pour la biodiversité : citons la bourdaine, certains berbéris (épines-vinettes), le camérisier (chèvrefeuille des haies), le chèvrefeuille arbustif (lonicera nitida), la symphorine. Apprenons à les observer et à les tailler en respectant leur floraison.

 

La pelouse

Autre cas de figure: la pelouse. L’exemple vaut aussi pour les bords de route et tous les espaces publics ou privés qui sont tondus régulièrement et où aucune fleur ne peut alors s’épanouir. Mais si on tond plus haut et moins souvent, de nombreuses fleurs pourront se développer spontanément (à condition de ne pas utiliser d’herbicide sélectif). 
A cette saison, le trèfle blanc constitue un apport très important pour toutes les butineuses. Il lui faut à peu près 2 semaines pour afleurir après une tonte rase. Les petites grenouilles y trouvent également un territoire idéal ; elles mangent limaces et insectes et participent à l’équilibre général du jardin.

Pourquoi ne pas appliquer une ‘gestion différenciée’ pour votre pelouse ? Continuez à tondre comme à l’habitude les zones de passage, les aires de jeux des enfants, le bord des parterres, l’endroit où vous aimez placer vos fauteuils de jardin, mais pour le reste, ne tondez plus qu’une fois par mois, assez haut, en alternant les zones tondues pour ne pas éliminer toutes les fleurs en même temps.

Vous apprécierez très vite ce petit morceau de nature dans votre jardin et vous considérerez les grandes étendues d’herbes rases pour ce qu’elles sont réellement : un désert vert.

Un petit truc pour démarrer plus facilement cette expérience : cet automne, plantez des bulbes de narcisses dans votre pelouse. Ils fleuriront joliment au printemps prochain et, comme vous devrez attendre que leurs feuilles soient complètement fanées pour les tondre, vous vous habituerez déjà à ce nouveau look de votre pelouse, et vous aurez une motivation de plus à continuer l’expérience.

Pensez également aux autres « avantages collatéraux » : moins d’entretien fastidieux, de bruit de moteur, d’essence consommée, et l’entretien moins fréquent de votre tondeuse.

 

La biodiversité au jardin

Quelle que soit la taille du jardin, il est possible d’y réserver des zones où la nature peut s’épanouir. Vu l’état de dégradation de notre planète, cela devrait être une obligation morale pour chacun d’entre nous. Cela demande bien sûr une petite modification de nos habitudes mais nous serons largement récompensés par le fait que la biodiversité s’améliore dans notre jardin: fleurs sauvages, insectes, batraciens et oiseaux viendront s’y établir ou le visiter de temps en temps. Ce spectacle furtif vaut bien tous les alignements de plantes géométriques !
 


 

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Conseil n° 4: A la mi-août, faites des nichoirs en bambou*

*Cela est valable à n’importe quelle saison.


 

Des besoins variés

Seuls les bourdons et les abeilles domestiques sont des insectes sociaux vivant en colonies.

Les abeilles domestiques vivent dans de grandes colonies permanentes comprenant plusieurs dizaines de milliers d’individus. En accueillir dans son jardin nécessite de se former  à l’apiculture.

Les bourdons forment de petites colonies annuelles d’une centaine d’individus.

Toutes les autres abeilles forment des nids individuels, chaque femelle veillant aux soins de sa propre descendance. Certaines de ces abeilles se rassemblent cependant en «bourgades» : de nombreuses abeilles vivent alors au même endroit mais chacune individuellement.Les bourdons et abeilles solitaires sont sans danger ; ils peuvent trouver refuge dans n’importe quel jardin, même le plus petit

Les bourdons

Chez les bourdons, les jeunes reines fécondées passent l’hiver seules, dans un abri bien protégé, en hibernation. Au printemps, elles recherchent un endroit propice pour y fonder leur nid et commencent à élever leur famille. Le nid est fréquemment réalisé dans une cavité souterraine. Il peut aussi l’être dans des tas de bois, des nichoirs à oiseaux, sous de grosses touffes d’herbes ou dans des arbres creux. Pour les accueillir au jardin, il suffit de garder certaines zones plus naturelles sans les tondre ni les biner régulièrement, ni les couvrir d’un voile en plastique ou en fibre.

Les bourdons sont parmi les pollinisateurs les plus importants car leur morphologie leur permet d’être actifs à basse température, en particulier dès le début du printemps, quand tous les autres se protègent encore des frimas.

Les abeilles nichent dans des tiges creuses ou dans du bois

De nombreuses espèces d’abeilles font leur nid dans de longues cavités cylindriques : tiges creuses, tiges moelleuses qu’elles creusent elles-mêmes, galeries creusées par d’autres animaux dans le bois …

La femelle commence par accumuler de la nourriture au fond de la cavité ; elle pond alors un œuf et referme la cellule par un petit bouchon, appelé opercule. Elle garnit ensuite une deuxième cellule où elle procède de la même manière et ainsi de suite, jusqu’à ce que la cavité soit complètement occupée.

Vous pouvez facilement réaliser ce type de nichoir en rassemblant toutes sortes de tiges creuses (bambou, asters, berces communes, …), tiges à moelle (sureau, framboisier, ronce, …), buches ou blocs de bois non traité ou perforés. Coupez-les à une longueur minimale de 20 cm et placez-les dans un abri au sec, dans un endroit bien exposé.

Et lorsque vous éliminerez les tiges mortes et fanées des parterres, à la fin de l’hiver, pensez qu’elles peuvent déjà abriter certains de ces insectes. Alors ne les brulez pas, ne les broyez pas, ne les apportez pas au parc à conteneurs : entassez-les simplement dans un coin discret du jardin où leurs occupants pourront terminer leur cycle vital et où elles pourront devenir hôtel de luxe pour d’autres sans-logis. Un an ou deux plus tard, elles formeront un compost bien utile à votre sol.

Les abeilles nichent dans le sol

Certaines espèces d’abeilles (osmies, andrènes, mégachiles et halictes) nidifient dans le sable ou dans des terres peu couvertes de végétation : gravières, surfaces en pente, bords de chemins. Certaines de ces espèces sont menacées en raison de la disparition des sites propices.

Dans notre commune, toutes les buttes sablonneuses et les chemins creux offrent ce type de milieu. Dans les jardins, il importe de le préserver en y gardant une végétation claire, en plantant des espèces adaptées et en n’essayant pas de standardiser le jardin par l’apport excessif d’humus, l’arrosage, le travail intensif et la plantation de variétés à la mode du moment. Non seulement, votre jardin sera ainsi accueillant à la vie, mais il présentera un caractère personnel et local bien marqué et vous ne devrez pas recourir à toute une panoplie de produits chimiques pour défendre des plantes mal adaptées à leur environnement.

Vous pouvez également favoriser ces abeilles en rajoutant à votre nichoir des briques perforées, ou une caisse contenant de l’argile séchée, bien tassée.

 


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Conseil n°5: « à la Sainte-Catherine, plantez haies,arbres & arbustes mellifères »

*St Jean : 24 juin


En automne 2011, nous attirions votre attention sur l’importance de planter à cette époque de l’année des arbres et arbustes fournissant nectar ou pollen aux insectes butineurs.
Cette année à nouveau, le groupe Maya du PCDN vous propose des plants à choisir parmi une quinzaine d’espèces.

Celles-ci ont été sélectionnées comme étant rustiques et bien adaptées à notre terroir. Certaines conviennent à des zones humides, d’autres pour des zones sèches.
Beaucoup sont décoratives, d’une simplicité particulièrement bien adaptée au caractère rural de notre commune. Certaines vous offriront des fruits délicieux, d’autres nourriront
les oiseaux de l’été jusqu’au coeur de l’hiver. Toutes ont en commun d’offrir nectar ou pollen à nos butineuses et d’être résistantes aux maladies lorsqu’elles sont plantées dans un
endroit approprié.

Vous pouvez bien sûr vous en inspirer pour réaliser vos plantations de l’automne : fruitiers, haies vives, bosquets, parterres de buissons fleuris.

Les arbustes proposés à la distribution sont les suivants: bourdaine, chèvrefeuille des haies, cornouiller mâle, érable champêtre, framboisier, groseillier, genêt à balais, millepertuis, noisetier, saule des vanniers, saule pourpre, symphorine, troène, viorne obier et rosier pimprenelle.

Voici quelques conseils de plantation pour trois essences un peu moins connues.

Bourdaine (Rhamnus Frangula )
Arbuste de 5-6m de haut et de 3m d’envergure, il produit des petites fleurs visitées par de nombreux insectes butineurs de mai à août . Les fruits sont très appréciés des oiseaux.

La bourdaine pousse bien en tout terrain, bien drainé. Elle exige une lumière suffisante mais une lisière de bois lui convient parfaitement. Prévoyez un emplacement suffisamment grand pour qu’elle puisse atteindre sa taille adulte: elle ne supporte en effet pas une taille sur du bois âgé car ces blessures ne cicatrisent pas.

Chèvrefeuille des haies (Lonicera Xylosteum)
Il ne s’agit pas d’une plante grimpante mais bien d’un arbuste de 2m de haut pour 1m de diamètre. Il convient particulièrement bien à la formation de haies libres à planter à 1m de distance mais également en massifs ou sous de grands arbres, car il n’est pas trop exigeant. Il ne convient pas pour la formation de haies taillées strictement.

En mai, il produit des petites fleurs blanches très visitées par les butineuses. En juillet, il produit des fruits décoratifs rouges appréciés des oiseaux.

Il faut le tailler peu si on veut préserver fleurs et fruits.

Cornouiller mâle (Cornus mas)
Il s’agit d’un grand arbuste à croissante lente qui peut atteindre, à maturité, 4 à 6m de haut, pour autant de diamètre. Planté isolément dans un jardin, prévoyez
un emplacement de 2m de diamètre au minimum. Il se taille assez facilement et peut être utilisé dans une haie vive.

Une splendide floraison jaune apparaît sur le bois nu en février-mars. C’est un apport essentiel pour les butineuses pour peu que le temps leur permette de voler.
Il porte des fruits rouges comestibles en août-septembre. Ceux-ci sont pourvus d’un assez gros noyau, un peu acides mais délicieux en compote ou en gelée.
Il supporte bien toutes les expositions, toutes les qualités de sol. Cependant, il se développera et fleurira mieux avec une exposition lumineuse, un sol frais et plutôt calcaire.
Vous trouverez la description détaillée de toutes ces plantes, ainsi que des conseils de plantation et d’utilisation sur www.pcdn-grez-doiceau.be